ramobernoussi
12-27-2010, 06:44 PM
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ÇÑíÏ Çä ÇÖíÝ áåÐÇ ÇáãæÖæÚ äÕ ãÞÇáÉ á Roger Garaudy ÈÌÑíÏÉ A CONTRE-NUIT/Numéro 4 áÊÚã ÇáÝÇÆÏÉ :
LE COLONIALISME ISRAELIEN
par Roger Garaudy
Le sionisme, d'où est né l'Etat d'Israël, est, dès l'origine jusqu'à nos jours, une doctrine et une pratique colonialistes.
Son "Père spirituel", THEODORE HERZL (1860-1904), le 11 janvier 1902, demandait à CECIL RHODES, le fondateur de la première "Compagnie à Charte" d'Afrique sous protection coloniale anglaise, qui préludait, en Afrique du Sud, au démembrement colonial de l'Afrique: "Je vous en prie, envoyez-moi un texte disant que vous avez examiné mon programme et que vous l'approuvez. Vous vous demandez pourquoi je m'adresse à vous, Monsieur RHODES ? C'est parce que mon programme est un programme colonial. Je vous demande de donner le poids de votre autorité au projet sioniste." (Journal de Th. HERZL, Tome III, p. 1194)
L'idée directrice de HERZL est en effet d'appliquer au Moyen Orient, en jouant des rivalités des puissances coloniales, le scénario réalisé en Afrique du Sud par CECIL RHODES en 1889 par la Charte accordée par le Premier ministre anglais Lord SALISBURY, avec une subvention d'un million de livres sterling de ROTHSCHILD. HERZL promet tour à tour aux Anglais, si on lui accorde un territoire, d'être un poste relais pour protéger la Route des Indes, fût-ce en Ouganda que lui proposa le gouvernement anglais, puis aux Allemands d'être un relais et un point d'appui sur la voie de pénétration au Moyen Orient qu'ils songeaient à ouvrir par une ligne de chemin de fer: Berlin-Byzance-Bagdad. Après une entrevue avec le KAISER GUILLAUME II, il écrit: "Lorsque je lui ai proposé mon affaire: la Compagnie à Charte et protectorat allemand, il opina favorablement." (Journal T. I, p.268)
D'une manière plus générale THEODORE HERZL offrait ses services à tous les colonialistes. Dans son livre: L'Etat juif (1895) il écrit: "Pour l'Europe nous constituerons là-bas un morceau de rempart contre l'Asie, nous serions la sentinelle avancée de la civilisation contre la barbarie." (Ed. Lipschutz, Paris 1926. p.95)
Ce "là-bas", qui désigne la Palestine, marque le deuxième élément de la stratégie de HERZL (et des futurs dirigeants israéliens): l'instrumentalisation de la religion au service d'une politique.
HERZL est athée: "J'ai dit au Grand Rabbin de Londres, comme je l'avais dit à ZADOC KAHN, Grand Rabbin de Paris, que je n'obéissais à aucun mobile religieux dans mon projet." (Journal T. I, p.270 de l'Edition anglaise, en date du 23 novembre 1895). Il ajoute, le 26 novembre, dans une interview au rédacteur du JEWISH CRHONICLE de Londres qui lui demandait: "Quelle est votre relation avec la BIBLE ? Je lui ai répondu: Je suis libre penseur." (ibidem)
C'est pourquoi il avait accepté, comme "terre promise, l'Ouganda, le Mozambique, l'Argentine, Chypre ou la Tripolitaine, mais ses amis lui firent remarquer que la Palestine constituerait un mot d'ordre plus mobilisateur pour les juifs pieux." Il utilise donc ce qu'il appelle lui-même "la puissante légende" (T. I, p.56) celle du "retour", martelant le slogan: "La Palestine est notre inoubliable patrie historique" (L'ETAT JUIF, p.45) qui constitue, écrit-il: "un cri de ralliement d'une irrésistible puissance."
Cette contradiction (pour ne pas dire cette imposture) s'est manifestée tout au cours de l'histoire d'Israël et place aujourd'hui cet Etat au bord de l'éclatement: Le Ministère israélien de l'Intérieur reconnaît qu'il n'y a, en Israël, que 15 % de juifs religieux; il est pourtant nécessaire de faire croire aux 85 % des autres que cette terre leur a été donnée par un DIEU auquel ils ne croient pas.
NATHAN WEINSTOCK, dans son livre: LE SIONISME CONTRE ISRAEL (Ed. Maspero. 1969, p.316) analyse ce paradoxe: "Si l'obscurantisme rabbinique triomphe en Israël, c'est parce que la mystique sioniste n'a de cohérence que par référence à la religion mosaïque. Supprimez les concepts de `Peuple élu' et de `Terre promise', et le fondement du sionisme s'effondre. C'est pourquoi les partis religieux puisent paradoxalement leur force dans la complicité des sionistes agnostiques. La cohérence interne de la structure sioniste d'Israël a imposé à ses dirigeants le renforcement de l'autorité du clergé. C'est le parti social-démocrate `MAPAI', sous l'impulsion de BEN GOURION, qui a inscrit les cours de religion obligatoires au programme des écoles, et non les partis confessionnels."
Aucun gouvernement, qu'il émane du LIKOUD ou de partis dits TRAVAILLISTES, ne peut échapper au joug de ces religieux fanatiques formés à Brooklyn (les Etats-Unis comptent un nombre de juifs plus grand qu'Israël) et opératifs à Hébron, où ils fabriquent des criminels de droit divin tels que l'assassin du Président RABIN ou celui des musulmans en prière au tombeau des Patriarches.
Les révélations des "nouveaux historiens" israéliens soulignent, avec BENNY MORRIS qu'en ce pays "il ne s'agit pas de `nouvelles histoire' mais d'histoire tout court puisqu'avant il n'y avait que de la mythologie." ou avec le Professeur ZEEV STERNHELL de l'université hébraïque de Jérusalem, auteur du livre: LES MYTHES FONDATEURS DU NATIONALISME ISRAELIEN (1977) reconnaissant que: "jamais la remise en cause de nos mythes fondateurs n'avait été si répandue." (Le Monde, 4 avril 1998)
Les récents affrontements entre ceux qui veulent secouer le joug des "talibans" d'Hébron est une autre manifestation de cette contradiction fondamentale entre la foi prophétique qui est une religion dont nous vivons encore, et le sionisme qui est une politique qui conduit à la mort car le colonialisme est sa seule constante, sous quelque gouvernement que ce soit.
Toute le politique des dirigeants sionistes porte la marque de cette duplicité.
Profitant des rivalités colonialistes au cours de la première guerre mondiale, les sionistes obtiennent la "Déclaration Balfour" de novembre 1917, par laquelle les Anglais devançaient la diplomatie allemande au moment où celle-ci s'apprêtait à accorder son protectorat à une "Compagnie à Charte" sioniste en Palestine, selon les plans d'ISSAC STRAUSS, disciple de HERZL, qui avait fondé, en 1916, en Amérique The American Jewish Chronicle, organe de propagande pro-allemande. La Déclaration Balfour, adressée à Lord WALTER ROTHSCHILD, promet "un foyer national pour le peuple juif en Palestine."
L'écrivain ARTHUR KOESTLER a sans doute donné la meilleure définition de cette lettre ANALYSE D'UN MIRACLE: "C'est un document par lequel une nation promet solennellement à une autre nation, le territoire d'une troisième nation, bien que la nation, mais une communauté religieuse, et le territoire, au moment où il était promis, appartenait à une quatrième nation: la Turquie."
La guerre permit le dépeçage de l'Empire ottoman, bricolé d'avance par les accords SYKES-PICOT, le 16 mai 1916, par lequel l'Angleterre et la France se partageaient le Moyen-Orient.
Dans le partage des dépouilles du Traité de Versailles du 28 juin 1919, la Palestine fut placée sous mandat britannique. BALFOUR lui-même déclarait: "J'ai peine à concevoir comment le président WILSON pourra concilier son adhésion au sionisme avec la doctrine d'autodétermination." (La Palestine comptait alors 92 % d'Arabes.) Peu importait: dès 1904 ZANGWILL (dans une déclaration que reprendra Madame GOLDA MEIR plus tard) préconisait de "donner une terre sans peuple à un peuple sans terre", alors qu'avec 600.000 Arabes la densité de population de la Palestine était égale à celle de la moyenne des départements français.
Le mandat britannique permit à la colonie sioniste de passer de 80.000 habitants en 1922 à 640.000 en 1948. Dès lors "l'épuration ethnique" pouvait se développer. Dans son introduction à L'HISTOIRE DE LA HAGANAH, publiée par l'"Organisation sioniste mondiale", le Ministre de l'Education nationale d'Israël sous BEN GOURION écrit: "Dans notre pays il n'y a de place que pour les juifs."
Le 16 septembre 1948 le comte BERNADOTTE, représentant des Nations Unies, dépose son rapport (Document A.648) protestant contre les exactions commises au nom de cette doctrine. Le 17 septembre il est assassiné à Jérusalem. Son assassin, NATHAN FRIEDMAN-YELLIN, est, deux ans après, élu député à la Knesset.
La création de l'Etat d'Israël par une décision de l'ONU de "partage" de la Palestine, le 29 novembre 1947, avait ouvert définitivement la porte à la colonisation systématique: à cette datte les colons possèdent 5,6 % des terres, l'Etat sioniste reçoit 56 % du territoire.
Le vote de ce plan de partage donna lieu à des manoeuvres sordides. Le 18 décembre 1947 un membre du Congrès américain, LAWRENCE H. SMITH, les évoqua devant le Congrès: "Voyons ce qui se passa à l'Assemblée des Nations Unies durant la réunion précédant le vote du partage. Les deux-tiers des votes étaient requis pour approuver la Résolution Par deux fois le vote fut remis pendant ce temps, une forte pression fut exercée sur les délégués de trois petites nations Les votes décisifs furent ceux de Haïti, du Libéria, et des Philippines. Ces votes suffirent à emporter la majorité des deux-tiers. Auparavant ces pays étaient opposés au partage Les pressions exercées sur eux par nos délégués, nos officiels, et des citoyens américains, constituent un acte répréhensible." (U.S. Congressional record, P.1171)
DREW PEARSON, dans le Chicago Daily du 9 février 1948, donne des précisions, dont celle-ci: "HARVEY FIRESTONE propriétaire des plantations de caoutchouc au Libéria, agit auprès du gouvernement libérien"
Le Président TRUMAN exerça une pression sans précédent sur le Département d'Etat. Le Sous-Secrétaire d'Etat SUMMER WELLES écrit: "Par ordre direct de la Maison blanche les fonctionnaires américains devaient user de pressions directes ou indirectes afin d'assurer la majorité nécessaire au vote final." (We need not fail, 1948, p.63)
Le Ministre de la Défense d'alors, JAMES FORRESTAL, confirme: "Les méthodes utilisées pour faire pression, et pour contraindre les autres nations au sein des Nations Unies, frôlaient le scandale." (Mémoires de FORRESTAL. 1951, p.363) .Dès lors, la protection des Etats-Unis fut inconditionnelle: les dirigeants sionistes d'Israël constituaient pour eux un porte-avion insubmersible pour leur domination du Moyen-Orient qui peut se permettre de violer toutes les décisions et condamnations de l'ONU grâce au véto opposé par les USA à toute sanction. BEN GOURION disait déjà (New York Times du 6 décembre 1953): "l'Etat d'Israël considère que la résolution des Nations Unies du 29 novembre 1947 (sur le partage) est nulle et non avenue."
L'invasion et la colonisation peuvent dès lors se déployer pleinement.
Mais il importe de situer clairement les responsables.
Ce n'est pas la "communauté juive" qui est coupable, mais une minorité sioniste. La foi juive est une religion qu'il importe de respect; le sionisme est une politique, une politique colonialiste qui divise le monde et engendre les guerres et les massacres, comme tous les autres colonialismes.
La distinction est aisée. HITLER même ne s'y trompait pas: lorsqu'il arriva au pouvoir, en 1933, sur 100 juifs organisés, 95 % l'étaient dans une "Association de citoyens allemands de religion juive" (tout comme il existait des associations catholiques ou protestantes.) 5 % seulement appartenaient à l'organisation sioniste. Les nazis n'hésitèrent pas à faire alliance avec les groupes sionistes qui préconisaient le départ pour la Palestine, ce qui répondait aux voeux des hitlériens: vider l'Europe de ses juifs, et ils s'acharnèrent contre les autres juifs allemands. En 1937 le principal théoricien du national-socialisme, Alfred ROSENBERG0, écrivait: "Le sionisme doit être vigoureusement soutenu afin qu'un contingent annuel de juifs allemands soient transportés en Palestine." (Der spur des Juden in Wandel der Zeiten, Munich 1937. p.153)
Cette collaboration ne s'est jamais démentie pendant toute la guerre sous des formes différentes: dès 1933 par un accord économique: la "Haavara", qui permettait aux juifs riches de donner caution à une banque de Hambourg. Ils pouvaient alors émigrer en Palestine où ils recouvraient à Tel Aviv leur versement. En échange les dirigeants sionistes promettaient de combattre, dans le monde, le boycott économique de l'Allemagne nazie.
Cela dura cinq ans, jusqu'en 1938, et permit aussi aux groupes sionistes du Betar, de porter leur uniforme et leur drapeau et d'organiser leurs camps de formation.
Après le pogrom de la "Nuit de Cristal" les militants sionistes jouèrent un rôle de premier plan dans les biens des juifs, et exerçaient leur domination dans les ghettos et les camps (Voir, sur la collaboration des Judenrat avec les nazis le jugement de POLIAKOV, dans son BREVIAIRE DE LA HAINE p.102-103, où il les compare aux "collabos" Laval et Quisling.
En 1941, les dirigeants du groupe STERN (parmi lesquels ITZAC SHAMIR) proposèrent même leur coopération militaire contre les Anglais en Palestine, au nom de la convergence doctrinale sur la pureté des races.
En 1944 enfin, EICHMANN proposa des échanges aux représentants officiels du mouvement sioniste, BRAND et KASTNER, notamment d'échanger un million de juifs contre 10.000 camions (qui ne serviraient que sur le front de l'Est). Après la guerre, des israéliens indignés exigèrent que KASTNER déclarât: "Je ne fais pas cette déclaration en mon nom seulement, mais aussi en celui de l'Agence juive et du Congrès juif mondial." Or les chefs sionistes de ces organismes étaient nombreux dans le Ministère israélien de l'époque. KASTNER fut, très opportunément, assassiné sur les marches du Palais de Justice. (Sur cette politique sioniste sous HITLER: voir le livre de TOM SEGUEV, LE SEPTIEME MILLION, Ed. Liana Levi. Paris 1993 .Il en est de même pour l'influence des sionistes en Amérique où sur 6 millions de juifs, à peine 60.000 (1 %) appartiennent à des organisations sionistes malgré l'énorme influence du "lobby" de l'AIPAC (American Israeli Public Affairs Committee) dont le budget est passé de 1.600.000 dollars en 1982 à 6.900.000 en 1988.
En France, M THEO KLEIN, ancien Président du CRIF, considère qu'il faut bien distinguer l'ensemble des juifs de France (650.000 environ) de la minorité organisée de 60 à 100.000 personnes plus ou moins liées aux associations composant le CRIF. (Le Monde du 13 août 1997)
Après avoir clairement distingué la communauté juive du lobby sioniste qui prétend parler en son nom et qui, en Israël, sous des étiquettes diverses conduit la même politique colonialiste et raciste depuis qu'il est au pouvoir, masquée par les mêmes mythes et les mêmes mensonges, il est aisé, aujourd'hui d'énumérer les étapes de la politique sioniste.
Je l'avais fait déjà, en 1986, dans mon livre PALESTINE, TERRE DES MESSAGES DIVINS (Ed. Albatros), mais les menaces du Bétar de casser les vitrines de tous les libraires qui oseraient le mettre en vente, ont empêché cette clarification. En 1998 enfin, un livre du professeur ILAN GRESISHANNER de l'université Bar Ilan, en Israël, a été traduit en français, aux Editions Gallimard sous le titre: LA NOUVELLE HISTOIRE D'ISRAEL. Je puis donc recommander instamment au lecteur de s'y reporter, en énumérant seulement les crimes qu'il révèle et dont la simple évocation m'a valu trois procès et de lourdes condamnations qui, depuis dix ans, m'ont enterré vivant pour délit de démasquer les mythes et les mensonges masquant les crimes d'une maffia.
Pour n'en citer que quelques uns: le PECHE ORIGINEL D'ISRAEL, titre du livre de Dominique VIDAL, publié aux Editions Ouvrières en 1998, résumant les travaux des nouveaux historiens israéliens qui, sur la base des documents officiels partiellement ouverts au public, font la démonstration irrécusable, contre les mensonges de BEN GOURION et de la maffia de ses successeurs, dévoile le crime d'"épuration ethnique" des dirigeants sionistes. Alors que BEN GOURIN déclarait: "Israël n'a jamais expulsé un Arabe", l'historien israélien BENNY MORRIS, dans ses livres: THE BIRTH OF THE PALESTINIAN REFUGEES (Ed. Cambridge University Press, 1987) et AFTER ISRAEL AND THE PALESTINIANS (Clarendon Press. Oxford, 1990) sur la base des archives israéliennes, après un demi-siècle de mensonges, met au jour les ordres donnés aux chefs militaires israéliens pour expulser par la force les autochtones non-juifs: 800.000 Arabes furent ainsi expulsés par l'armée entre le plan de partage du 29 novembre 1947 et la fin de la première guerre le 20 juillet 1949. (Chiffres de l'Unrwa, Office des Nations Unies pour les réfugiés)
Joseph WEITZ, directeur du Département de la terre au Fonds national juif écrit, le 31 mars 1948: "La guerre du Yichouv (première installation juive en Palestine) a pour objectif d'expulser autant d'Arabes que possible de nos régions." (Ilam PAPPE: THE MAKING OF THE ARAB-ISRAEL CONFLICT", Ed. Tauris. Londres, 1992)
Il ajoute le 18 avril: "J'ai dressé une liste de villages arabes dont je pense qu'ils doivent être nettoyés afin d'homogénéiser les zones juives."
De fait, depuis l'ouverture des archives, l'historien BENNY MORRIS a établi que 418 villages palestiniens sur 475 on été détruits. La "terre promise" de la légende était la "terre conquise" de l'histoire.
ILAN GREILSHANNER donne une version non mystifiée de ce qu'il appelle "le mythe de la guerre des Six jours" (p.334). Mythe d'abord parce qu'à aucun moment l'existence de l'état d'Israël n'a été mise en péril comme l'ont reconnu tous les chefs militaires de l'époque, à commencer par RABIN, alors général. Mythe parce que cette "victoire" avait commencé par une félonie, véritable "Pearl Harbour": l'aviation israélienne, le 5 juin 1967 à l'aube, avant toute déclaration de guerre avait détruit au sol l'aviation égyptienne, comme les Japonais l'avaient fait pour la flotte américaine à PEARL HARBOR.
Ce parjure avait, au cours de ces 6 jours, été accompagné de bien d'autres; sous prétexte de "sécurité d'Israël" ("Mythe de DAVID et de GOLIATH", dit encore ILAN GREILSHAMMER, p.335), le Golan syrien était occupé alors que MOSHE DAYAN lui-même (alors Ministre de la guerre) reconnaissait dans une lettre aujourd'hui authentifiée par sa fille (députée à la Knesset) qu'il s'agissait de satisfaire les convoitises des colons sur la terre du Golan syrien. Ce même MOSHE DAYAN, faisait occuper le Sud du Liban (jusqu'au fleuve Litani) comme s'il s'agissait d'assurer la "sécurité", alors que, depuis des années, il proposait de corrompre n'importe quel officier libanais pour s'en servir comme marionnette d'Israël en le présentant comme "défenseur des chrétiens". (Journal de MOSHE SHARRET. 28 juin 1954)
Jérusalem fut alors envahi au napalm, et annexée comme "capitale éternelle d'Israël", sans se préoccuper de la condamnation unanime des Nations Unies (y compris des Etats-Unis) qui, il est vrai, ne proposèrent aucune sanction contre cette annexion comme ils le feront pour le Koweit (Jérusalem n'est qu'une "ville sainte" alors que le Koweit est mille fois saint puisqu'il est entouré de puits de pétrole.)
Une fois de plus, la religion fut instrumentalisée au profit de la politique. Pendant la deuxième guerre mondiale, les sionistes s'étaient totalement désintéressés du sort des juifs persécutés par les nazis. "Le désastre qu'affronte le judaïsme européen n'est pas mon affaire", disait BEN GOURION, uniquement préoccupé par la préparation d'un état fort en Palestine (TON SEGUEV, op. cit. p.122).
Les mêmes sionistes, voulurent, après coup, exploiter les massacres de juifs pour le présenter comme les seules victimes d'une guerre qui avait coûté 50 millions de morts.
Ils exigèrent pour les morts juifs une sacralisation. Ils utilisèrent l'expression théologique d'"holocauste", comme si seul leur calvaire s'inscrivait dans les desseins de DIEU, les autres massacrés de camps n'étant que des morts de deuxième classe. Cet "apartheid" de morts n'était qu'un corollaire de la notion de "peuple élu", qui a servi à "justifier" tous les colonialismes.
De même les rabbins fanatiques célébrèrent le viol de Jérusalem comme un événement messianique, accomplissement de promesses divines.
En 1982, une nouvelle guerre fut déclarée au Liban par les dirigeants israéliens à partir de nouveaux mensonges: d'abord sur le déclenchement, dont le prétexte fut un attentat contre un diplomate israélien: il fut aussitôt imputé à l'OLP, alors que Madame THATCHER elle-même apportait à la Chambre de Communes la preuve que la prochaine cible de l'agresseur était le dirigeant de l'OLP à Londres (International Herald Tribune du 8 juin 1982).
Le déroulement de l'invasion du Liban par ARIEL SHARON reposait sur d'autres mensonges: il déclarait, au départ, assurer la "sécurité d'Israël" par une avancée de 40 km. En fait, il alla jusqu'à Beyrouth, faisant avec une armada gigantesque, 20.000 morts et, couronnant ces turpitudes, en aidant les tueurs phalangistes de Sabra et Chatila à perpétuer leurs égorgements. Ce criminel de guerre est devenu, depuis lors, Ministre.
Nous pourrions poursuivre la liste de ces forfaits officiels.
Lorsque les Palestiniens n'eurent plus que les veilles pierres de leur patrie pour lutter pour leur dignité par l'Intifada, contre une armée israélienne armée jusqu'aux dents, il y eut, pour une dizaine de soldats israéliens blessés, plus de 1.000 civils assassinés par l'armée de répression.
Là encore avec des "justifications" qui se voulaient divines, au nom de l'exceptionnalité des souffrances du "peuple élu" dans les camps de déportation nazis. Déjà en 1969, ABRAHAM HERSCHELL (ISRAEL, AN ECHO OF ETERNITY, Ed. Doubleday. New York, 1969) écrivait: "L'Etat d'Israël c'est la réponse de DIEU à Auschwitz".
Avec une telle investiture divine l'on pouvait, comme autrefois les hitlériens, appeler "terrorisme" toute "résistance" à la race élue.
Lorsqu'au Liban un soldat de l'armée d'occupation est abattu par un résistant, c'est (comme autrefois le Maréchal KEITEL à Chateaubriand après l'attentat contre un officier allemand: 100 otages fusillés pour un soldat allemand tué) le massacre de 100 civils réfugiés à Cana.
Ce BREVIAIRE DE LA HAINE est au principe de l'éducation des enfants en Israël. Comme l'écrit le Professeur ZIMMERMAN, de l'Université hébraïque de Jérusalem: "Il est de bon ton de dire que l'`Holocauste' est la justification d'Israël Il y a un secteur de la population juive que je définis sans hésiter comme une copie des nazis allemands. Regardez les enfants de colons juifs d'Hébron, ils ressemblent exactement à la jeunesse hitlérienne." (Yeroushalayin du 26 avril 1995)
Ce mépris de l'autre est propagé par les sionistes à l'étranger: pour l'Américain JONATAN GOLDHAGEN, dans son livre: LES BOURREAUX VOLONTAIRES D'HITLER, c'est tout le peuple allemand qui est un peuple de "tueurs".
En France, Bernard-Henri LEVY ose dire, dans son livre L'IDEOLOGIE FRANÇAISE, qu'il s'agisse de VOLTAIRE, de PEGUY, ou même de Bernard LAZARE, que s'est constitué un "fascisme à la française".
"C'est, écrit-il (p.6), toute la culture française qui témoigne de notre antiquité dans l'abjection et qui fait de la France `la patrie du national-socialisme'". (p.123) "Cette France, ajoute-t-il, je sais son visage d'ordure, la ménagerie de monstres qui y habitent." (p.293).
Mais ce BREVIAIRE DE LA HAINE, que les sionistes répandent en Israël et dans le monde, serait trop long à décliner; nous nous contenterons de rappeler qu'ils s'inscrivent dans le programme de domination mondiale des Etats-Unis qui financent et arment toutes ces agressions. Lors de l'invasion du Liban, sur 567 avions dont disposait Israël, 457 venaient des Etats-Unis, grâce aux dons, subventions et "prêts" décrochés à Washington par le lobby israélien (AIPAC).
Le programme de HERZL (constituer un bastion de la civilisation occidentale contre la barbarie de l'Orient) s'insère exactement dans les plans stratégiques de HUNTINGTON sur le CHOC DES CIVILISATIONS, traçant une " ligne de front" pour les guerres futures entre l'alliance "judéo-chrétienne" et la "collusion islamo-confucéenne".
Après avoir commencé leur histoire, comme celle d'Israël, par une "purification ethnique" à l'égard des indiens autochtones, ils ont fait de l'Amérique latine entière une semi-colonie, toujours en tant que "peuple élu": envahissant le Mexique, le Président TAFT disait déjà: "Je dois protéger notre peuple et ses propriétés au Mexique, jusqu'à ce que le gouvernement mexicain comprenne qu'il y a un DIEU en Israël et que c'est un devoir de lui obéir."
Puis ils ont étendu leurs ambitions en Asie, de l'invasion des Philippines à Hiroshima, au Viêt-nam, en Irak (cette fois sous l'impulsion du "lobby israélien" comme l'a souligné Alain PEYREFITTE dans le Figaro du 5 novembre 1990.)
Maintenant c'est au tour de l'Europe: les Etats-Unis sont venus deux fois au secours de la victoire, en débarquant une première fois en 1917, une deuxième fois en 1944, lorsque l'armée allemande avait perdu toute chance de victoire, après Verdun et après Stalingrad.
Aujourd'hui le danger d'une troisième guerre mondiale dont Israël peut être le détonateur, vient de cette communauté de destin expansionniste. MOSHE DAYAN évoquait déjà l'exemple américain: "Prenez la Déclaration américaine de l'indépendance. Elle ne contient aucune mention de limites territoriales. Nous ne sommes pas obligés de fixer les limites de l'Etat." (Jérusalem Post, du 10 août 1967).
Le mythe du "grand Israël" ne comporte pas seulement un projet de désintégration de tous les Etats arabes "de l'Euphrate au Nil" (Revue Kivounin-Orientations publié par L'Organisation sioniste mondiale à Jérusalem en février 1942 n· 14)
La pression de l'arme nucléaire (dont l'Etat d'Israël refuse tout contrôle par l'Agence internationale de l'énergie atomique), ouvre des perspectives plus vastes. Le journal Ha'aretz du 29 juin 1975 écrivait déjà: "un nombre suffisant de bombes atomiques pourrait causer des dommages énormes dans toutes les capitales, et provoquer l'effondrement du barrage d'Assoun. Avec une quantité supplémentaire nous pourrions toucher les villes moyennes et les installations pétrolières", puis il évoque, dans le monde arabe, "la destruction d'une centaine de cibles."
L'Etat d'Israël n'est donc plus seulement, selon le rêve de HERZL, le mandataire d'un colonialisme collectif au Moyen Orient; il est devenu, dans la stratégie américaine de domination mondiale, une pièce majeure dans le rapport des forces à l'échelle planétaire.
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